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La vie sociale des poules

Bien comprendre la vie sociale des poules — son cri et ses comportements naturels — permet à l'éleveur amateur d'aménager correctement le poulailler et son enclos. La cohabitation avec d'autres animaux de la basse-cour est aussi abordée.


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Deux poules en hiver Sommaire de la page

    Cri

La poule caquette, notamment pour appeler ses petits.

    Comportements naturels

Si la sélection et les croisements ont permis de passer de 60 à 300 œufs par an, la poule conserve des comportements d'une poule de jungle.

Les poules domestiques sont des animaux sociaux qui, quand cela leur est permis, forment une structure sociale cohérente et communiquent par des appels, des contacts et des manifestations visuelles. L'établissement de la structure sociale se fait par des comportements associatifs, une adaptation sociale et des comportements agonistes (attaque, fuite, éloignement et soumission). Une poule peut "connaître" jusqu'à 50, voire parfois 100 congénères. Dans les petits groupes (jusqu'à 25 oiseaux), s'instaure notamment une hiérarchie du bec. La poule la plus forte peut piquer toutes les autres. L'ordre est décroissant en fonction de la vigueur des animaux: ainsi la plus faible peut-elle être piquée par toutes les autres.

Les animaux communiquent entre eux par la position de leur corps et de leur queue ainsi que des expressions bruyantes. Des chercheurs ont identifiés chez les poules pas moins de 30 cris différents qui sont exprimés notamment au moment de la ponte, d'un danger ou lorsque la poule ressent de la peur ou de la satisfaction.

La poule domestique présente, si cela lui est possible, la même large gamme de comportements de confort et de toilettage que ses ancêtres de la jungle. Cela comprend notamment:

La poule domestique a conservé face à des prédateurs de nombreux comportements tels que l'immobilité, les cris d'alerte, les tentatives soudaines de fuite face au danger et, si elle est capturée, le fait de se débattre et de crier.

Elle a également conservé un comportement de cour quand les 2 sexes sont représentés dans un même groupe.

    Cohabitation avec d'autres espèces

La poule peut cohabiter avec d'autres espèces, tels que le canard ou l'oie. Néanmoins, il faut veiller à satisfaire les besoins des uns et des autres au niveau de l'alimentation ou du logement.

Le plus simple est de faire cohabiter les animaux ensembles depuis leur plus jeune âge. Un regroupement plus tardif peut parfois amener des problèmes.

Lors de l'introduction d'un nouvel animal dans une basse-cour, il faut savoir que le dernier arrivé est d'office placé en bas de la pyramide hiérarchique. Puis la personnalité de chaque individu se manifeste au point, parfois, de bousculer toute la hiérarchie mise en place et d'en détrôner les meneurs.

On ne peut que recommander une vigilance très accrue au moment de l'introduction d'un nouveau venu. Les réactions peuvent se révéler très violentes. Blessure(s) et mort dans les cas graves peuvent survenir dans les premières heures, voir les premiers jours. Attention, les canards de Barbarie peuvent être très agressifs vis-à-vis de leurs congénères.

Une manière de contourner la difficulté est de profiter d'un changement d'enclos pour introduire le ou les nouveau(x) venu(s). Tous les animaux sont placés sur un pied d'égalité: la nouveauté pour tout le monde. La curiosité et la découverte d'un nouvel environnement occulte un peu la compétition entre animaux. Néanmoins, une surveillance est nécessaire pendant les premières heures, voire pendant 1 jour ou 2.

Il ne faut pas croire que l'animal le plus grand en taille dominera automatiquement le plus petit. L'établissement d'une hiérarchie intra et inter-espèce est bien plus subtil que cela. Chez nous, il est déjà arrivé qu'un jeune canard fasse seul la loi au sein d'un groupe d'une quinzaine d'oie: il s'arrogeait le droit de manger en premier et sans partage.

Observer les animaux permet d'observer la hiérarchie au sein d'un groupe. Par exemple, si l'eau ou la nourriture vient à manquer pendant une heure ou deux, la hiérarchie est mise à jour au moment du ravitaillement. Est-ce une poule qui becque un canard? Ou bien un grand canard qui empêche une jeune cane d'accéder à l'abreuvoir? Visiblement, certains règnent sans partage.

C'est la raison pour laquelle, il faut être particulièrement vigilant quant à l'approvisionnement en eau et nourriture quand la basse-cour est peuplée. La taille du poulailler et de la volière est également un facteur à ne pas négliger pour une cohabitation inter-espèce réussie. Permettre à un dominé de fuir facilitera aussi la cohabitation. Plantez même l'un ou l'autre buisson dans la volière afin de permettre à un animal pourchassé de se cacher. Pensez à choisir des mangeoires qui donnent accès au plus grand nombre. Choisissez un abreuvoir circulaire ou linéaire suffisamment grand pour éviter les bousculades.


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